Lisez le texte suivant:
Même si les Français ne sont pas tous devenus des trieurs d'élite, les bénéfices de la collecte sélective leur paraissent de plus en plus nets.
Et si, sans le savoir, nous étions devenus les nouveaux alchimistes, ceux qui changent les détritus en or? En 1965, nos poubelles ne valaient pas un kopeck:
rien de ce que nous jetions n'était trié.
Aujourd'hui, elles sont une manne.
Malgré un taux de recyclage de l'ensemble de nos ordures encore inférieur à 15% (environ 42% sont incinérées, 40% stockées dans des centres d'enfouissement technique et 5% compostées), faire le ménage dans nos rejets a un impact économique indispensable.
«D'abord parce qu'une chaîne de recyclage coûte proportionnellement moins cher à la collectivité qu'une usine d'incinération répondant aux normes européennes», explique Bernard Hérodin, le directeur général d'Eco-Emballages, l'organisme en charge du recyclage en France.
«Ensuite, parce que la valorisation des déchets réduit nos dépenses de matières premières.
»
Nos emballages constituent en effet une ressource inépuisable.
Réutilisable indéfiniment, le verre recyclé, appelé calcin, est devenu la principale matière première de l'industrie verrière.
Quant à l'aluminium, sa refonte assure déjà un tiers des besoins français.
Pour les déchets plastiques, que l'on ne recycle pour l'instant qu'à hauteur de 19,4%, une tonne transformée revient à gagner 800 kilos de pétrole brut.
Une fois traités, la bouteille d'eau ou le flacon de shampooing donneront naissance à une variété insoupçonnable d'objets:
pull en fibre polaire, montre, mobilier de jardin, tuyaux, jouets, lunettes de soleil.
Sébastien Desurmont, VSD, semaine du 1.
er au 7 novembre 2006
2.
2.
2.
Choisissez l'alinéa correct pour compléter la phrase suivante:
Aujourd'hui, tout ce que contiennent nos poubelles,
a.
ne vaut, en vérité, pas grand-chose.
b.
peut encore valoir quelque chose.
c.
ne vaut pas la peine d'être jeté.
d.
est toujours recyclé.